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Effet de l’automatisation sur l’emploi : ce que l’on sait, ce qu’on ignore

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Combien d’emplois sont menacés par les robots est la question à laquelle répond la note d’analyse de France Stratégie.

  • La note commence par faire le point sur des publications qui ont donné des résultats contradictoires sur le sujet.

Dans leur publication des chercheurs d’Oxford ont estimé que près de 42% d’emplois seraient concernés en France et ce à partir d’une analyse de l’existence ou non de compétences comme la créativité au sein des différentes professions. D’un autre côté une étude réalisée pour l’OCDE publiée en mai a conclut qu’il ne fallait pas raisonner en métier mais en taches pour analyser le risque d’automatisation, ce qui ramènerait le risque à 9% des emplois en France (emplois comportant plus de 70% de taches répétitives).

  • quels sont les emplois réellement automatisables?

Pour France Stratégie si pour définir les postes automatisables, l’on prend en compte le fait que le travail est considéré par le salarié comme répétitif, le résultat est en effet proche de 40% d’emplois…mais dans la mesure où cela recouvre des réalités très différentes il est nécessaire d’aller plus loin et d’analyser les caractéristiques de ces emplois qui ne pourront être automatisées : les interactions sociales, les résolutions de problèmes, l’adaptabilité… l’impact de la demande extérieure sur l’activité.

En se basant sur le seul déclaratif des salariés, seuls 15% des emplois pourraient être remplacés par des robots car non soumis à une demande extérieure et limités à la simple application de consignes.

Le risque est plus fort dans l’industrie puisque 25% des postes pourraient être automatisables contre 13% dans les services.

  • Une augmentation du nombre d’emplois non automatisables entre 1998 et 2013.

Entre la désindustrialisation et l’émergence de nouvelles technologies les métiers ont évolué et de nouveaux métiers sont apparus. Globalement les métiers se sont de plus en plus centrés sur des activités non transformables car nécessitant des compétences non réalisables par un robot et ce à long terme comme la résolution de problèmes, le travail en équipe, la réponse aux demandes des clients.

  • Comment prévoir les évolutions liées au numérique?

Un premier constat : ce n’est pas parce qu’une technologie le permet que l’emploi est automatisé. En effet plusieurs éléments sont à prendre en compte : le degré d’automatisation qui dépend entre autre de l’organisation du travail, le niveau de création d’emplois liée à la R&D et l’innovation dans la robotisation, le degré de remplacement homme/robot.

France Stratégie illustre son propos en prenant comme exemple le cas de l’industrie allemande de l’automobile qui est une des plus automatisée au monde et a vu pourtant ses effectifs augmenté de 100000 personnes en 20 ans.

De son côté dans son article sur le sujet, Techniques de l’Ingénieur rappelle que l’OCDE a indiqué que : « 55 % des salariés de 22 pays de l’Organisation ne disposent pas des compétences élémentaires de résolution des problèmes dans des environnements à forte composante technologique » …

 

Retrouvez la note d’analyse et les données graphiques : http://www.strategie.gouv.fr/publications/leffet-de-lautomatisation-lemploi-quon-sait-quon-ignore
Source : http://www.strategie.gouv.fr/

La note de l’OCDE : http://www.oecd.org/fr/emploi/emp/La-num%C3%A9risation-r%C3%A9duit-la-demande-de-t%C3%A2ches-manuelles-et-r%C3%A9p%C3%A9titives.pdf
Source : http://www.oecd.org/fr/

Sur le même sujet : Berger et Frey, 2016 : http://voxeu.org/article/how-digital-revolution-reshaping-global-workforce
Source : http://voxeu.org/

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