Qui sont les digital natives ?

Cette expression désigne les « les enfants du numérique », cette génération née entre 1980 et 2000 qui représente tous ces utilisateurs intensifs de tous les outils du numériques (réseaux sociaux, jeux vidéo, ordinateurs, etc.). Ils sont nés et ont grandi dans cet environnement, tous ces outils englobent tous les aspects de l’humain : l’apprentissage, le divertissement et la sociabilisation.

C’est en 2001 qu’est apparue pour la première fois ce terme, dans l’article « Digital natives, Digital immigrants » de Marc Prensky. On qualifie cette génération aussi de génération Y,  ils succèdent à la génération X et précèdent la génération Z.

Il est important de souligner que cette expression est à prendre avec des pincettes, car il est plus précis d’utiliser le terme de « Digital subjects » (traduit littéralement de sujets du numérique). Etre né et avoir grandi dans ce contexte du numérique ne permet pas l’acquisition automatique de ces compétences. Le terme digital natives impliquerait une nouvelle forme d’intelligence cognitive qui n’existait pas à ce jour, ce qui est erroné.

Quelle place tiennent ces natifs du numérique dans l’entreprise ?

On observe que cette génération a une vision plus vaste du marché du travail : le salaire et le CDI ne sont plus les priorités du candidat. Ils concilient vie personnelle et vie professionnelle, et ils attachent beaucoup d’importance à leur famille. Ils attendent de l’entreprise une grande flexibilité et n’hésiteront pas à voir ailleurs si ils se sentent insatisfaits au travail. On a pu observer ce phénomène à travers la mise en place du télétravail dû au contexte sanitaire. Cette génération a été la plus apte à s’adapter à ce nouveau mode de travail. Ils ont su faire preuve de réactivité face à cette situation d’urgence. Ils vivent dans un environnement où tout doit aller vite : l’ambiance, les opportunités, etc.

Leurs principales priorités sont des aspects plutôt sociales : une atmosphère agréable, des conditions de travail flexible, des privilèges, et attendent de la reconnaissance. Ils n’hésiteront pas à remettre en question les ordres et les directives de leurs supérieurs si ils sentent que ceux-ci sont injustifiés. Ils attendent ainsi de la légitimé de leur hiérarchie. Ils feront le nécessaire pour trouver un travail -idéal- épanouissant et divertissant.

Les RH peuvent avoir un avis assez négatif sur cette génération. Tous ces traits peuvent tirer vers des préjugés : instables, difficiles à manager, impatients, manque de concentration, etc.

Du point de vue des compétences, on parle d’une génération multi tâche. Ils apprennent vite, et ont la capacité -pour la plupart- de s’accorder à leur environnement (mobilité géographique, environnement linguistique, etc.). Avoir la capacité à ne pas avoir peur de changer d’entreprise et d’emplois est la preuve qu’ils s’acclimatent vite.

Comment l’entreprise séduit cette génération Y (« Why ») ?

Même si elle a tout d’une génération complexe, l’entreprise dispose de leviers afin de bien les manager. La première chose à faire ainsi est de se montrer à l’écoute et faire preuve d’empathie. Ils doivent croire en l’entreprise et en ce qu’ils font, il est important que les missions confiées aient un rôle réelle, et qu’ils en aient conscience. Le mot « équipe » a un vrai sens pour eux, c’est pour cela qu’il est très important de les encourager et de leur montrer de la reconnaissance, que ce soit en public ou en privée.

Cette génération est le reflet de notre société, les aspirations qu’ils ont au travail sont aussi importantes d’un point de vue personnel.

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