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En cette semaine de l’égalité professionnelle, retour sur une étude qui vient de paraître : Mutationnelles 2013

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Du 14 au 20 octobre a lieu la première édition de la semaine de l’égalité professionnelle, organisée à l’initiative du Ministère des Droits des femmes.

Il y a quelques jours paraissait également la 5e étude Mutationnelles réalisée par Global Contact pour Orange qui se penche sur la reprise de la féminisation des filières scientifiques en France et la situation professionnelle des femmes en sciences et technologies.

Des effectifs qui se féminisent

Depuis 2009, l’on assiste à une reprise de l’augmentation du nombre d’étudiantes  dans les filières scientifiques et techniques. Elles représentent ainsi aujourd’hui 34% du nombre total d’étudiants dans ces filières (Universités, DUT, formations d’ingénieurs)

Des choix de filières de plus en plus « sexués », qui ont des conséquences sur l’accès à l’emploi

Les femmes représentent environ 28% des effectifs des écoles d’ingénieurs, mais elles représentent plus de 65% des étudiants en agronomie, et 56% en chimie, qui sont des filières moins porteuses en termes d’emploi.
Si ce choix n’explique pas à lui seul l’écart de taux net d’emploi (8%) entre les hommes et les femmes ingénieurs dans l’année suivant l’obtention de leur diplôme, cette observation permet à l’auteure de l’étude de poser le point de départ d’une réflexion sur les leviers d’évolution propres à freiner ou à favoriser une progression de cette situation.

Elle met ainsi en avant le poids des freins traditionnels (tels que la reproduction de stéréotypes au sein de la famille ou à l’école) face aux mesures incitatrices de changement prises par les pouvoirs publics cette année.

Des carrières professionnelles à valoriser

Quelques observations

  • « Les femmes représentent 26% des ingénieurs de moins de 30 ans, mais après 45 ans cette proportion diminue de plus de la moitié et elles ne représentent que 10% de l’ensemble des plus de 45 ans ». D’après une étude de la Commission Européenne Women in science and technology, creating sustainable careers citée dans Mutationnelles 2013, les facteurs explicatifs sont au nombre de 4 : insertion professionnelle des femmes dans l’entreprise, évolution professionnelle, équilibre vie professionnelle/vie privée, et isolement progressif.
  • Évolution professionnelle : « la proportion de femmes qui ne pilotent pas d’équipe est deux fois supérieure à celle des hommes et le nombre de femmes qui pilote une équipe sans responsabilités hiérarchiques leur est nettement supérieur »
  • Salaires : l’écart de salaire médian entre les salaires des hommes et des femmes ingénieurs est faible en début de carrière, et va en s’accentuant (6,2% chez les moins de 30 ans, et près de 40% chez les 45 ans et plus)

Des dispositifs en faveur de la féminisation des effectifs,  d’accompagnement et de développement personnel ont été instaurés dans certaines entreprises, et les pouvoirs publics encouragent et mettent en avant les entreprises les plus avancées en matière de mixité (première semaine de l’égalité professionnelle, féminisation des instances dirigeantes : palmarès 2013…etc.).

 

Accéder à la synthèse de l’étude Mutationnelles 2013 (72 p., téléchargeable)
http://orange.jobs/site/fr-actualites/Mutationnelles-2013.htm
Source : http://orange.jobs/site/fr-actualites/Mutationnelles-2013.htm
Date : octobre 2013

Voir le premier classement des entreprises françaises, selon la place qu’elles donnent aux femmes dans leurs instances dirigeantes
http://femmes.gouv.fr/category/egalite/
Source : Ministère des Droits des Femmes :  http://femmes.gouv.fr/
Date : octobre 2013

A lire aussi, dans le dossier emploi du Parisien du lundi 14 octobre 2013, l’article p.22-24 « Recherche femmes ingénieurs… »

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